Petit historique de la danse orientale

La version la plus vraisemblable situe l'origine de le danse orientale dans l'Egypte antique, à une époque où nos ancêtres essayaient d'exprimer à travers la danse, tous les aspects de l'existence humaine, comme le mystère de la vie, la nature, la naissance, la mort et les cycles de la fertilité... A cette époque, le ventre de la femme était considéré comme le gardien de la vie, et on attribuait alors la maternité à des manifestations divines...

En se basant sur les peintures rupestres et les oeuvres ciselées dans la pierre, à l'époque des pharaons, on reconnait l'existencedes diffèrents styles de danses.

Ce qu'il est intéressant de constater, c'est que ces diffèrents styles de danses, ont tous connu, grace aux danseurs égyptiens, une évolutionmoderne, qui a donné une richesse considérable de mouvements.

Au début de l'ancien empire, on dansait en Egypte sans accompagnement musical, puis des battements de mains vinrent soutenir les mouvements des danseurs, et ceci jusqu'au nouvel empire, ou différents instruments de musique permirent aux danses d'évoluer et de s'enrichir.

La danse,qui jusque-là avait revetu un caractère soigné, calme, tenu, sacré et très digne,acquit son style feminin et fluide en raison de la prèsence d'esclaves asiatiques, les bayadères ( danseuses sacrées du sud de l'Inde), arrivèes vers 1500 ans avant JC. Desdanseurs d'Afrique Noire furent également amenés de plus en plus nombreux en Egypte ou ils apportèrent leurs " danses nègres" et sans doute aussi par ce biais leurs danse de fertilité. Gunther et Schafer ( en 1958) sont d'avis que ce sont bien ces danses qui influencrent la danse profane et artistique.

 

Ainsi, il apparait clairement que différentes donées ont influencé la danse Egyptienne profane. Les symbioses de ces diverses influences ( d'une part, les mouvements d'influence asiatique et d'autre part les danses afriquaines) constituent la pierre angulaire de la danse orientale proprement dite.  

Samia Gamal
Samia Gamal

Au début du XXe siècle, la danse orientale se développa dans les cabarets du Caire, dont le fameux Casino Opéra, inauguré en 1934 par l'actrice et danseuse libanaise Badia Massabni. C'est là que se fit la renommée de quelques unes des plus célèbres danseuses du siècle passé : l'inimitable Tahia Carioca, la célèbre Samia Gamal, Naima Akef... Il faut préciser que la majorité des danseuses de cette époque étaient aussi actrices et jouèrent dans de nombreux films. C'était l'âge d'or du cinéma égyptien : il impulsa la professionnalisation de la danse orientale et la naissance du style Sharki.

 

 

Naima Akef
Naima Akef
Tahia Carioca
Tahia Carioca

De la génération suivante d'étoiles de la danse orientale, nous pouvons citer Nagoua Fouad, Mona el Said, et Suher Zaki, puis Fifi Abdou et Lucy.

 

En Egypte, berceau de la danse orientale, la danseuse est indispensable, notamment lors des mariages, où elle ouvre la procession nuptiale coiffée d'un shamadan (chandelier) afin d'illuminer le chemin des nouveaux mariés et leur apporter bonne augure, prospérité et descendance.
Cependant, depuis les années 90, cet art y décline, malgré la présence de quelques grandes danseuses, telles que Dina, Randa Kamal... Or, parallèlement, il connait un essor fulgurant en occident, et est pratiqué et enseigné dans le monde entier.

La danse orientale est très variée. Elle regroupe différents styles, dont les plus connus sont le sharki, le baladi, et le saïdi, et se retrouve de plus en plus mélangée à d'autres danses du monde.